Medical Imaging Education

JFIM 18th Edition

Same Player Shoot Again!

 

En attendant la progression du variant Anglais et la montée en puissance de la vaccination, nous avons le plaisir de vous proposer quelques nouvelles d’ici et d’ailleurs en rapport avec l’imagerie de la COVID et l’intelligence artificielle.

 

COVID 19, existe-il une place pour l’échographie pulmonaire ?

 

Tout d’abord une singularité avec cet article du JACC qui répond de façon claire à cette interrogation et qui met en avant l’intérêt de l’échographie pulmonaire dans les centres d’urgence et zones de triage au Brésil où les ressources en scanner sont rares, voire absentes.

 

Hatem Soliman-Aboumarie, nous rappelle que l'échographie pulmonaire a une sensibilité élevée dans la détection des anomalies pleurales et parenchymateuses avec une valeur prédictive négative élevée et qu’elle permet au clinicien d’évaluer le degré d’aération et ce, même si le scanner reste le gold standard quand celui-ci présent.

 

La COVID-19 étant une maladie à distribution pulmonaire périphérique, l’échographie pourrait fournir une évaluation utile et précise des anomalies périphériques couramment rencontrées chez ces patients. L’auteur nous propose un tableau diagnostic didactique et précis que nous reproduisons ici, à toute fins utiles… et en espérant que nos scanners continueront à nous rendre service encore longtemps.

 

ALARA : le nouveau mantra

 

Autre thématique qui fera le lien avec nos dernières rencontres, l’intérêt de l’intelligence artificielle dans l’amélioration de l’acquisition et la résolution d’images. Comme vous le savez, ALARA (as low as reasonably possible) est le nouveau mantra de la Radiologie. Nous avons vu au cours des épisodes précédents comment l’IA avec le deep learning s’est largement développée sur les tâches perceptives impliquées dans le diagnostic, la prise de décision et sur l’amélioration de la précisons et de la vitesse d’interprétation des images.

Eric Topol, Pape s’il en est de la transformation digitale de la Médecine aux US et Directeur du Scripps Translational Science Institute à San Diego associé à Hugh Harvey de l’Institute of Cognitive Neuroscience de l’University College de Londres nous expliquent dans le Lancet que l’IA est aujourd’hui employée pour des utilisations qui sont en dehors du champs des capacités humaines, telles que la reconstruction d'images à partir de données éparses ou sous-échantillonnées.

Des sociétés commerciales proposeraient déjà de réduire la durée des IRM et de permettre la recréation d’images de scan à contraste amélioré à partir d’acquisition sans contraste, de réduire les dose de gadolinium voire de prédire l’apparence d’une d’une l’IRM en se basant uniquement sur une TDM d’entrée. Alors, allons-nous voir comme dans l’Anomalie surgir du néant ou de la boite noire des tumeurs bien réelles ? L’avenir nous le dira.

Drs Luc Rotenberg et Jean-Philippe Minart

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