Avancées en IRM fonctionnelle dans la visualisation des hallucinations et perspectives thérapeutiques

Ce webinar va traiter des progrès de l’imagerie fonctionnelle en psychiatrie, et notamment dans le champs des hallucinations. Qu’est-ce qu’une hallucination et qu’est ce qui la différencie des autres troubles de la perception. Tout d’abord il est important de la distinguer de l’illusion qui est la perception déformée d’un objet qui est réellement présent dans l’environnement alors que l’hallucination et l’hallucinose sont des perceptions sans objet, c’est à dire qu’il n’y a aucune stimulation des organes des sens. Ce qui différencie l’hallucination de l’hallucinose c’est l’adhésion que le sujet va avoir par rapport à cette fausse perception. L’hallucination est caractérisée le plus souvent par une absence de critique. Elle est particulièrement fréquente dans la schizophrénie ce qui en fait un très bon modèle pour étudier ce phénomène. On parle de 60 à 70 % de prévalence dans cette population. Ce qui nous intéresse, c’est la façon dont l’imagerie fonctionnelle permet de capturer ce phénomène en visualisant les régions qui sont activées lorsque la personne vit une hallucination. Nous présentons les résultats d’une méta analyse qui avait été présentée en 2011 et qui montre les résultats convergents dans le champs des hallucinations acoustico verbales. Il existe un réseau du langage qui est sollicité avec les régions antérieures : Brocca et insula antérieure, ainsi que le pole postérieur de perception du langage, la région de Wernicke et sur la partie centrale on peut visualiser le complexe hypocampique. Lorsque ces hallucinations surviennent dans d’autres modalités, ce sont les cortex associatifs qui sont sollicités de manière modalité dépendante, c’est à dire qu’il va y avoir recrutement des voies visuelles par exemple qui correspondent au contenu hallucinatoire. Si une personne voit des visages, c’est l’aire fusiforme des visages qui va être sollicité. En pratique, le patient est installé dans une IRM et on va lui demander de signaler l’événement en utilisant un boîtier réponse. On a développé des méthodes visant à acquérir le signal comme dans une IRM fonctionnelle de repos, le sujet n’ayant aucune tâche particulière à réaliser. Puis on utilise des stratégies d’analyse d’IRM guidée par les données à l’aveugle. Le signal ensuite regroupé en cluster d’intérêt… Tout de suite après l’acquisition on demande au sujet de préciser ce qu’il a vécu pendant l’IRM.

 

 

This webinar will discuss the progress of functional imaging in psychiatry, especially in the field of hallucinations. What is a hallucination and what differentiates it from other disorders of perception? First of all it is important to distinguish it from the illusion which is the distorted perception of an object that is really present in the environment whereas the hallucination and the pseudo-hallucination are perceptions without object. There is no stimulation of the sense organs. What differentiates the hallucination from pseudo-hallucination is the adherence that the subject will have in relation to this false perception. Hallucination is most often characterized by a lack of criticism. It is particularly common in schizophrenia making it a very good model to study this phenomenon. We are talking about 60 to 70% prevalence in this population. What interests us is how functional imaging captures this phenomenon by visualizing the regions that are activated when the person experiences a hallucination. We present the results of a meta-analysis done in 2011 and shows the converging results in the field of acoustic-verbal hallucinations. There is a network of language which is solicited with the previous regions: Brocca and anterior insula, as well as the posterior pole of perception of the language, the Wernicke area and on the central part, one can visualize the hippocampus complex. When these hallucinations occur in other modalities, the associative cortex is solicited in a moderately dependent way, that is to say that there will be recruitment of the visual channels. For example that correspond to the hallucinatory content. If a person sees faces, it is the fusiform face area that will be solicited. In practice, the patient is installed in an MRI and will be asked to report the event using a response box. Methods have been developed to acquire the signal as in a functional rest MRI, the subject having no particular task to perform. Then we use MRI analysis strategies guided by blind data. Signal is then grouped in cluster of interest … Immediately after the acquisition one asks the subject to specify what he lived during the MRI.

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